mercredi 1 février 2017

A la découverte d'une âme rigoureuse

Bavard et taquin, Aliou Faye est un jeune étudiant en journalisme à Ejicom (Ecole supérieure de journalisme des métiers de l'Internet et de la communication) à Dakar. 
Passionné de la presse écrite ou encore de l'écriture, le jeune âgé d'une vingtaine d'années passe assez sur son ordinateur. Également doué en bavardage il passe assez de temps à taquiner ses camarades. Grand de taille et de teint noir, il est toujours en chemise et parfois avec la cravate et braillé. 

Aliou Faye aime surtout des discussions en anglais, une langue qu'il maîtrise beaucoup après avoir décroché sa licence au département d'Anglais à l'UCAD (université Cheikh Anta Diop de Dakar).
Exigeant dans sa manière de parler, il aime toujours imposer ce qui lui plaît. "Nous sommes amis depuis la 1ere année. Aliou fera un très bon journaliste parce qu'il aime ce qu'il fait. Je trouve que son seul défaut est qu'il est parfois trop distrait et un peu absebtiste", selon Abdou Aziz Cissé, camarade d'Aliou.
Également fans de football, A Faye est tout le temps attaché aux journaux dans lesquels il lit des informations sportives. 
"C'est une bonne personne, cultivée, qui sait aider, assister mais il est parfois énervant dans les discussions" témoigne Mama Seynabou Thiam, camarade et amie d'Aliou Faye.
Supporteur du club anglais Chelsea, Aliou ne loupe jamais des débats sur son équipe préférée.






lundi 1 juin 2015

BOGOLAN : Un style particulier de teinture


       Le bogolan est un tissu teint suivant une technique utlisée au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Le bogolan de la langue bambara signifie "fait d'argile, bogo (terre), lan (avec)". Il a été commercialisé localement au Mali dans les années 70. La production s'est intensifiée dans les années 80 avec l'apparition des centres de production. Ce type de teinture a également été largement diffusé dans le monde. Encore appelé boubous arts, l'étoffe du bogolan est une toile plus ou moins épaisse en coton filé et tissé à la main. Après une teinture de base obtenue au trampage dans une décoction de feuille de bouleau d'Afrique ou "n'galama" en bambara et séchage à plat au soleil, l'artiste structure son dessin à la boue (bogo) fermentée avec un pinceau. Une décoction d'écorce de "mpecou" (arbre qui donne des fruits semblables au raisin mais plus petit et très utilisé en pharmacopée africaine) s'impose pour faire les coloris rouges. Cette même décoction donne une teinture kaki au bout d'un certain temps. Par la suite, l'obtention des parties blanches de la pièce de bogolan se fait à l'aide de mélange de poudre lessivielle, de chlore et de savon de karité qui sert de décolorant.


    Les dessins du bogolan sont des symboles très importants, le bogolan étant significatif à l'origine. les dessins choisis sont en effet lisibles comme la marque d'identité d'une population, d'un pays, mais aussi d'un artiste en particulier. Comme tout objet d'art africain, le bogolan est un objet puissant: étant en effet teint à base de terre. Son utilisation en tant que textile dans la fabrication des tuniques nouées de femmes, on lui attribuait des vertus thérapeutiques.

 

mardi 26 mai 2015

Aissa Dione, de fil en aiguille


Avec ses tissus et ses meubles contemporains, fabriqués selon des techniques traditionnelles, la créatrice Aïssa Dione a conquis les plus grands couturiers et décorateurs à travers le monde. Aujourd'hui, Aissa Dione fait partie des femmes les plus influentes du continent africain.

Tout a commencé "par un coup de bluff", raconte Aïssa Dione. En 1985, la jeune artiste-peintre installée à Dakar tente de vendre ses oeuvres à Pierre Babacar Kama, grand patron des Industries chimiques du Sénégal (ICS). L'homme d'affaires lui répond qu'il préférerait que ses bureaux bénéficient d'un lifting.

"Bien que n'ayant aucune expérience dans ce domaine, se souvient-elle en souriant, je lui ai répondu : "Je m'en occupe !"" Elle se met alors au travail, aidée par le tisserand de sa grand-mère. En quelques mois, tous les fauteuils et meubles du siège d'ICS étaient refaits, leur PDG comblé, et la jeune femme convaincue d'avoir trouvé sa voie.

Près de trente ans plus tard, cette élégante femme de 62 ans est à la tête d'Aïssa Dione Tissus (ADT), une entreprise florissante réputée dans le milieu international du luxe et de la décoration haut de gamme. Sa spécialité : des tissus et des meubles contemporains réalisés selon des techniques ancestrales. Fabriqués à Dakar grâce aux savoir-faire traditionnels mandjaques, ses produits se vendent aussi bien au Bon Marché, le plus chic des grands magasins parisiens, que dans des showrooms new-yorkais ou des concept stores lagosiens.

Cette réussite économique et artistique repose aussi sur un credo politique : "Je veux prouver qu'il est possible de consommer sénégalais, explique la créatrice. En Afrique, nous produisons des tas de matières premières - coton, bois, cacao, diamants... -, mais nous ne fabriquons quasiment rien. Avec cette entreprise, nous démontrons que nous savons transformer ces richesses nous-mêmes, en ciblant la qualité."

lundi 25 mai 2015

Le wax, un classique en Afrique

      On appelle pagne wax un type de pagne africain, un tissu imprimé utilisé en Afrique de l'ouest. L'inspiration du wax est venu des batiks javanais, tissu Indonésien. Le tissu wax a été produit à travers des techniques indonésiennes, hollandaises et ouest africaines.
    Au XIXe siècle les étoffes de batik ont été remportées en Afrique par les soldats Ghanéens qui combattaient en Hollande. Dans les année 60 les africains ont commencé à créer leurs propres usines de production de wax, grâce au président ghanéen de l'époque.


      Les africains et africaines ne se lassent point du très célèbre tissu. Ses couleurs vives et sa qualité leurs offrent une vie prospère. De l'anglais wax et "cire" en français, le tissu wax est un symbole de l’Afrique. Les femmes africaines l'utilisèrent pour des pagnes à son arrivée puis le wax a évolué pour s'intégré dans la mode africaine puis dans la mode occidentale. 
   De grandes célébrités s'habillent en wax et les stylistes de mode renommés l'intègrent également dans leur collection. Le wax est aussi éclatant aussi bien au recto qu'au verso sans envers et il déteint difficilement. Le wax n'est plus seulement un vêtement mais une valeur de référence, un signe de reconnaissance sociale, un symbole reconnu et admis par tous.



dimanche 3 mai 2015

Le Mali: la culture du bazin

      Le bazin riche est l'une des plus belles tenues des maliens. Il est chic, élégant et glamour. On peut en faire de beaux modèles pour les cérémonies de mariage qui se déroulent pour la plupart les dimanches, mais aussi les cérémonies de baptêmes.
     On retrouve le véritable bazin riche en teinture artisanale avec des motifs floraux et des couleurs chatoyantes. C'est la tenue de référence pour tout bon malien, surtout le grand boubou prisé par les femmes d'Afrique de l'Ouest.
     Le bazin est également devenu un matériau utilisé par les stylistes de mode. Par le travail qu'il crée et demande, le bazin génère de la valeur économique et sociale. En effet, la teinture artisanale, la couture et la broderie du bazin donnent de la valeur au tissu. Les couturiers maliens doublent d'ingéniosité et de créativité pour valoriser le bazin blanc et teinté. Le phénomène a pris plus d'ampleur avec les griottes et autres artistes qui mettent en valeur ce bazin.